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En Alençon, c’est Carnaval tous les jours !

Ce texte est le premier d’une liste qui évoquera les turpitudes de la ville-centre et d’une communauté Urbaine


Alençon, la Belle Minérale, la Soumise, la ville aux trois saints largement sanctifiés par la République locale (en violation de la loi de 1905), se complaît dans le théâtre de boulevard. Son calife, un temps dessaisi des affaires de la Cité par son Isnogoud, revenu aux manettes réinvente la pseudo-consultation, et communique une fois les dossiers bouclés. Il appelle cela de la consultation…

Et pendant le carême la mascarade continue…

On avait vu la ville d’Alençon parfaire sa communication lors de la « consultation » pour la présentation des 31 fameux projets, véritables travaux d’Hercule avec une concertation complètement verrouillée, et sans tenir compte des avis éclairés. Bilan : une minéralisation importante de la ville-centre, des squares saccagés, des délais de travaux non tenus, des entreprises faisant, puis défaisant à la Pénélope trois fois les mêmes travaux. Dans ce fiasco un autre n’a pas été mené à bien, c’est le curage des écuries d’Augias qui aurait permis de situer les incompétences et de les traiter.

La part prépondérante prise par la communication érigée en vertu ne peut « cacher sous le tapis », les carences des uns et des autres, même si la cuisine communicante est un art, destiné à faire avaler aux esprits délicats les plats les plus indigestes.

Le service de com’ de la ville d’Alençon n’y déroge pas. Directement attaché au cabinet du maire, trois personnes y officient sous l’autorité d’un adjoint lui-même chargé de communication. Nous découvrirons plus avant à quelle sauce les alençonnaises et alençonnais vont être assaisonnés.

Revenons à ces projets. L’un d’eux concernait l’aménagement d’un quartier périphérique la Place du Point du Jour à Courteille : 70 marronniers furent abattus. Leur seul tort était qu’ils empêchaient la minéralisation de la place. Pour justifier le massacre, les communicants sûrement appuyés sur des avis d’experts, et pour justifier leur abattage ont invoqué outre le mauvais état de l’ensemble une maladie dite « la mineuse du marronnier ». (Une larve qui, dévore la feuille de l’intérieur).

Pour caractériser les risques, et connaître cette maladie, nous avons sollicité deux avis conjoints l’un d’un architecte paysagiste et l’autre d’un expert forestier spécialiste de cette mineuse. Après visite sur le site, ils rédigeront un avis que nous avons envoyé au siège du porteur de projet. Cette expertise crucifie le projet d’abattage a priori. « Dans tous les cas, de mineuse du marronnier, la larve chute à terre en automne, le plus simple, est de collecter les feuilles et les brûler ». L’expert déplore ensuite « le mauvais état de trois des arbres liés à une taille mécanisée. Abattre ces arbres adultes au prétexte de cette mineuse n’est pas recevable, d’autant que ces arbres semblent indemnes du chancre, qui lui, aurait pu justifier l’abattage ».

Présent à l’abattage de ces arbres, l’architecte paysagiste notera « l’excellente santé des troncs, l’absence de chancres établis sur le tronc et le houppier » les photographiera et nous les transmettra. L’abattage de ces arbres aux troncs parfaitement sains et de silence de la population auront-ils incité la ville d’Alençon à jouer les Attila de la diversité sylvestre, on note depuis quelques années la disparition de centaines d'arbres et arbustes sur des espaces publics, ceci, dans un souci annoncé de « minéralo-végétalisation ». Le peu d’arbres remplacés le seront par des essences exogènes.

La « communication-cuisine » à la sauce Alençonnaise s’affine : concernant la trame verte et bleue, cela devient pantalonesque. Dans notre hebdo préféré ; un titre : « Participez à l’élaboration de la trame verte et bleue ». Puis « Concertation sur la trame verte et bleue samedi 27 mars de 9 heures à 12 heures » … Puis présentation de la démarche envisagée par la CUA… Puis, « visite découverte de l’Espace Naturel Sensible de la Fuie des Vignes à Alençon » (les majuscules sont dans le texte… Tant de majuscules pour une présence de trois heures…) la variante des mots utilisés invite à la prudence. La concertation se mue en affichage d’une décision déjà prise. Attachons-nous à ces trois heures de « concertation » :
  • 9 heures pétantes présentation de la démarche engagée par la CUA : (15 mn)
  • Présentation des cabinets d’études Biotope et Voix Active : présentation de leur démarche 15 mn.
  • Déplacement et visite de la Fuie des Vigne (1 heure).
Au final, la concertation avec le bon peuple se déroulera sur 1 heure 30 et dans quatre ateliers. Les participants ont-ils eu des documents avant la réunion, indispensables pour nourrir leur questionnements… Non… Du live… Pas de réchauffé, de la cuisine sur le grill…

En fait, comme pour la Shéma, la SPL, la Démocratie participative, les Conseils de Quartier, une « Communication » qui se voudrait consultative alors que tout est verrouillé. Dans ce nouveau dossier, quelle place pour la concertation ?

A sa décharge le Maire-Président a choisi des acteurs locaux du territoire pour mener études et concertation. Le cabinet Biotope est de Rouen, mais aussi de Belgique, du Luxembourg, d’Amazonie, des Caraïbes, du Gabon, de Madagascar, de la Réunion et même de Chine. Ce cabinet est le couteau suisse de l’écologie : études environnementales, concertation, communication, publication des ouvrages… Sa compétence est récompensée par de nombreux prix issus de l’Entreprise ou de la Banque. Rassurant…

Au fait, parmi les éléments de concertation aurons-nous le coût de la prestation de ce cabinet ?... Et pourquoi y adjoindre VOIX Active qui fait aussi dans la concertation, comme Biotope… Et quid des communicants en place à la Mairie ?

Sur la volonté d’agir de la Communauté Urbaine d’Alençon : « préserver et valoriser les éléments naturels de son territoire, les haies, les arbres, les cours d’eau, les mares, limiter l’éclairage intempestif, qui altère la bonne protection de la biodiversité…éléments identitaires du paysage et du cadre de vie quotidien de ses habitants… » Il y a lieu d’être circonspects, vous verrez plus loin, ce vœu pieux est contredit par une pratique à contrario de la part de cette Communauté Urbaine.


On a déjà parlé des marronniers adultes en parfaite santé abattus et remplacés par un indigent contingent sur la Place du Point du Jour.

En bordure de la Sarthe, dans le continuum piétonnier de la Fuie des Vignes sus-évoquée, (en face de l’ancienne école Normale des
Garçons, aujourd’hui l’Epide), une haie buissonnante d’une centaine de mètres a été arasée, remplacée par un grillage, de l’autre côté du cheminement, en bordure de Sarthe quelques beaux arbres hôtes des zones humides ont aussi été coupés… Tout cela dans un espace remarquable sensible, ou un projet de protection de la loutre va être mis en œuvre…

Enfin, concernant l’éclairage intempestif, il faudra que les élus de la CUA, se posent la question de l’équipement de l’éclairage public en led non conformes à la réglementation actuelle (4000°K au lieu de 3000°K autorisés). Les services avaient dûment été prévenus de l’interdiction de ces équipements qui ont malgré tout été installés. Cette intensité lumineuse n’a pas seulement d’effets délétères que sur les animaux et les plantes mais aussi les humains qui en subissent les dommages.


Sur la notion de proximité des élus avec leurs administrés, le delta est grand :
  • Vous avez besoin d’un renseignement fut-il urgent : écrivez on vous répondra… ou pas, plutôt pas.
  • La notion de proximité tant vantée par la Communication : la SHEMA est à Caen, si la SPL est bien à Alençon, sa production en terme d’information « au bon peuple » est indigente. Les architectes choisis sont parisiens, sur la trame verte et bleue le cabinet est international, et le communicant choisi du Pas de Calais…


Enfin, nous accorderons un bémol dans notre critique sur le déboisement intempestif de la Ville d’Alençon. Bernard Palissy en 1555 avait bien brûlé ses clôtures, ses meubles et son parquet pour alimenter son four à bois, afin de parfaire son œuvre d’émaillage.

Peut-on penser que la Ville d’Alençon soit contrainte de détruite les arbres de la ville pour alimenter ses chaudières à bois ? Il faudrait souffler à l’oreille du Vénéré Maire de la Ville, que dans un tiroir des services techniques sommeille un rapport qui indique que la dernière installée, tout contre le lycée Alain, fonctionne à 70% au gaz.


Ce texte, le premier d’une liste qui évoquera les turpitudes de la ville-centre et d’une communauté Urbaine dont certains maires ruraux de la ceinture commencent à en avoir plein les bottes. Les prochains traiteront de la SHEMA, de la SPL et d’autres avatars qui mûrissent à l’ombre de cette valeureuse cité…

Pour l’association :
René Hamel



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Par areeatnor • Actualités • Mercredi 24/03/2021 • 0 commentaires  • Lu 99 fois • Version imprimable

Orne : "Projet d'arrêté préfectoral ordonnant des prélèvements de blaireaux" - CONSULTATION DU PUBLIC ???

Encore une fois passé inaperçu, une consultation du public organisé par la préfecture de l'Orne autorisant le massacre d'animaux sauvages pour cause de tuberculose bovine


La consultation, dont nous avons pris connaissance le 15 mars, se cloture le 16...
Lien site préfecture de l'Orne :
http://www.orne.gouv.fr/arrete-prefectoral-ordonnant-des-prelevements-de-a8279.html

Ci-dessous mon observation transmis le 15 mars :



Madame, Monsieur,

Par la présente, et dans le cadre de la consultation publique, je m'oppose au projet d'arrêté de capture de blaireaux.

Je trouve pour commencer que l'intitulé de votre arrêté est troublant. Vous notez "capture" en titre, ou "prélèvement" dans l'arrêté, qui pourrait laisser penser que les animaux seraient capturés vivant (et relâchés ?). Or ces animaux seront tués.

Nulle part il est donné explication du nombre de 44 blaireaux. Et pourquoi massacrer l'ensemble d'une population d'une espèce sur un territoire quand seuls 44 spécimens seront testés. Ainsi les animaux sains et l'ensemble de leur terrier seront abattus.

De plus il semblerait que la prévalence d’infection dans la faune sauvage ne préjuge pas de la propagation intraspécifique ou interspécifique.

De même qu'il n'a jamais été démontré

 

Enfin il devient de plus en plus difficile d'entendre la FNSEA / FDSEA, qui ne remet JAMAIS en cause ses pratiques de production animale, exiger l’abatage d'une faune sauvage.

Ce n'est pas au blaireau et à la biodiversité de subir incurie des élevages en causes, et des pratiques des agriculteurs.

Les milieux scientifiques semblent s'accorder pour dire qu’il n’existe pas de foyer bactérien tuberculinique sauvage. Le problème demeure donc un problème éminemment intra-agricole !

Même remarque pour la fédération de chasse, qui continu d'engrainer les sangliers, qui prolifèrent, et justifie l'augmentation du nombre d'abattage par les chasseurs chaque année. Avec toujours ces pratiques de laisser les viscères des animaux tués sur place et potentiellement infectées, favorisant l'épidémie.

Alors que l'éradication massive préconisée comme solution efficace a trouvé ses faiblesses comme l’atteste la longue campagne d’élimination (1973 à 1998) au Royaume-Uni et la recrudescence importante qui s’en est suivie… 2 études successives d’un groupe d’experts mandatés par la DEFRA (Département pour l’environnement, l’alimentation et les affaires rurales), puis d’une équipe de l’université d’Oxford, ont également étayé cette thèse.

L’élimination massive du blaireau d’Europe n’est donc qu’une solution à très court terme.

La solution est à trouver du côté du monde agricole et à la remise en question de ses pratiques….

 

Ainsi votre arrêté prévoit :

- de maintenir une politique agricole néfaste (aucune remise en cause des pratiques) pour le bétail, de ne pas revoir la mise en place d'une politique de traitement du bétail

- de laisser aux chasseurs le loisir (et la joie, parce que le chasseur tue pour s'amuser - rarement pour se nourrir, leurs congélateurs sont plein de gibier) d'abattre encore et toujours plus.


Espérant que ces observations seront prises en compte, très cordialement,

--  Nicolas FOUREAU

Partie des sources argumentaires par l'association AVES France (Agir pour le Vivant et les Espèces Sauvages) et leurs pages dédiés aux consultations du public.
Retrouver la page dédiée au projet d'arrêté de la préfecture de l'Orne ici :
https://www.consultationspubliques.aves.asso.fr/2021/03/13/orne-blaireau-tuberculose-bovine/
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Orne jusqu’au 16 mars 2021 : consultation publique sur les prélèvements de blaireaux sous prétexte de tuberculose bovine

13 mars 2021 - Christophe CORET, Consultations en cours

Le Projet d'arrêté

La préfecture de l’Orne a mis à la consultation du public son projet d’arrêté ordonnant des prélèvements de blaireaux dans les zones définies à risque de tuberculose bovine pour la faune sauvage dans le département de l’Orne.

La préfecture a publié une note de présentation et une liste de communes infectées.

AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté  avant le 16 mars 2021.

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé. Il doit-être envoyé par mail à ddcspp-sv-spae@orne.gouv.fr avant le 16 mars 2021, avec comme objet « Projet d’arrêté de capture de blaireaux »

ddcspp-sv-spae@orne.gouv.fr

Nos arguments à reprendre et personnaliser pour la rédaction de votre commentaire

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé.


  • Votre projet d’arrêté prévoit l’éradication de tous les blaireaux présents dans une zone dite infectée, suite à la découverte d’un seul animal contaminé en 2020. Je m’oppose à l’éradication des blaireaux dans les 17 communes de la zone à risque.
  • Il est incompréhensible d’éradiquer l’ensemble des blaireaux de cette zone par piégeage ou tir alors que seuls 44 blaireaux seront prélevés à des fins de dépistage.
  • La prévalence d’infection dans la faune sauvage ne préjuge pas de la propagation intraspécifique ou interspécifique.
  • La « régulation » des populations de blaireaux par piégeage ou tir, en périphérie des élevages bovins infectés (zones de prospection), ne se justifie pas ; l’épizootie est interne à la filière bovine et l’espèce blaireau n’est pas, à ce jour, un réservoir sauvage de l’infection.
  • La réduction des densités des populations de blaireaux entreprise autour des élevages infectés relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps et peut entraîner la disparition locale de l’espèce.
  • La France était indemne de tuberculose bovine jusqu’à 2000, c’est-à-dire que le taux de troupeaux contaminés était inférieur à 0,1 %.
  • La difficulté prophylactique de mise en place de la vaccination, alliée à un relâchement certain du monde agricole, a permis à cette pathologie de se réinstaller dans différentes régions de France à partir de 2002 (Cerfs et sangliers en Seine-Maritime et Eure, Blaireau en Bourgogne etc). Par ailleurs, les pratiques de la régulation de la faune sauvage par le biais de nourrissage des sangliers de façon quasi industrielle et à ciel ouvert ainsi que le laisser sur place des viscères éventuellement infectées (estimation de 5000 tonnes par an en France sur les bases des prélèvement statistiques de l’ONCFS) ont implicitement porté Mycobactérium bovis au sein de la faune sauvage…
  • Les milieux scientifiques ont démontré clairement qu’il n’existe pas de foyer bactérien tuberculinique sauvage. Le problème demeure donc un problème éminemment intra-agricole !
  • L’éradication massive préconisée comme solution efficace a trouvé ses faiblesses comme l’atteste la longue campagne d’élimination (1973 à 1998) au Royaume-Uni et la recrudescence importante qui s’en est suivie… 2 études successives d’un groupe d’experts mandatés par la DEFRA (Département pour l’environnement, l’alimentation et les affaires rurales), puis d’une équipe de l’université d’Oxford, ont également étayé cette thèse.
  • L’élimination massive du blaireau d’Europe n’est donc qu’une solution à très court terme. La solution est à trouver du côté du monde agricole et à la remise en question de ses pratiques…
  • Le blaireau fait donc les frais d’une mauvaise gestion humaine et n’est pas responsable de la réapparition de la tuberculose bovine (Hubert BASLE).
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Par areeatnor • Actualités • Mardi 16/03/2021 • 0 commentaires  • Lu 98 fois • Version imprimable

Des Verts et des pas mûrs…


On aurait dû s’en douter, le Vert est décidemment une couleur instable, elle se décolore à la lumière sur des variantes kaki… En peinture, pour faire du Vert, il faut du jaune et du bleu, le Jaune selon la norme communément admise est le symbole de la trahison, quant au bleu, il aurait pu être la couleur de l’espérance ; confisqué par les partis réactionnaires, il en est devenu le symbole.

La Sinistre de la Transition écologique et solidaire Barbara Pompili est la cruelle illustration de la variante ci-dessus exposée.

Entre les postures, les discours et les actes à l’emporte-pièce, depuis Voynet, les Verts nous ont souvent montré leur porosité avec le monde d’« à côté », celui du bizness facile, là où les projets de carrières s’affranchissent facilement des convictions…

Députée verte, Pompili avait pourtant combattu farouchement les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles. Devenue Sinistre, elle a épousé sans broncher la déclaration de l’alter Sinistre de l’agriculture (ingénieur agronome) « la betterave est récoltée avant floraison. Dès lors, elle n’attirerait pas les pollinisateurs et l’usage des néonicotinoïdes en enrobage de semence sur cette culture serait sans conséquence sur les abeilles. (…) ». En parfait technocrate, il passe sous silence l’action destructive sur le « monde d’en dessous » et pour contrer la rémanence sur les cultures à suivre, qui elle seront florales, il compte sur la bonne volonté des agri-managers… « (…) il sera interdit de planter des cultures à fleurs lors de la prochaine saison pour ne pas attirer les pollinisateurs…».

Ils nous prennent vraiment pour des cons…


Je relaie ici le « coup de gueule » de notre ami Alain Laute.

« Néonicotinoïdes :
"Laissez-nous faire, on s'en occupe". Et voilà, les écolos s'en occupent à l'exemple de la Pompili, "faites-moi confiance". Les exploitations perdent entre 30 et 40 % de rendement ! Il faut des pesticides pour faire du 100 %.

Pauvres fous, la fuite en avant n'a jamais permis de régler un seul problème. Il faut aider les agriculteurs pendant une période de transition obligatoire, incontournable. C'est le rôle de l'Etat Français et de l'Europe. Des solutions naturelles existent mais il faut du temps et pendant ce temps l'Etat, doit intervenir pour soutenir la filière.

Le vote à l'A.N. doit être sans ambiguïté, c'est NON !

Si le cycle naturel n'est pas rétabli, que les polinisateurs et les prédateurs naturels disparaissent, nous disparaîtrons aussi. L'Egoïsme de ceux qui nous dirigent, condamne de fait la génération en devenir à réparer les erreurs qui pourraient être fatales si jamais cette génération reste sous l'influence des raisonnement égoïstes du libéralisme débridé. »


René Hamel



Par areeatnor • Actualités • Mercredi 07/10/2020 • 0 commentaires  • Lu 312 fois • Version imprimable

Même sans levée, les cultures dérobées pourront être comptabilisées en S.I.E

Le Sinistre de l’Agriculture de micron 1er, le mal nommé Denormandie (en fait, de Cahors des Ponts, des Eaux et des Forêts) invente la notion de récolte virtuelle primable.


Le Sinistre de l’Agriculture de micron 1er, le mal nommé Denormandie (en fait, de Cahors des Ponts, des Eaux et des Forêts) invente la notion de récolte virtuelle primable.

Même sans levée, les cultures dérobées pourront être comptabilisées en S.I.E(1)

Face aux conséquences de la sécheresse, le ministre de l’agriculture a annoncé le 17 septembre une nouvelle mesure d’urgence : les agriculteurs pourront faire reconnaître leurs cultures dérobées comme S.I.E même si elles connaissent des problèmes de levée.

« Compte tenu de cette aggravation de la sécheresse, Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, autorise la possibilité pour les cultures dérobées d’être comptabilisées en tant surface d'intérêt écologique (S.I.E), y compris lorsque ces cultures connaissent des problèmes de levée », indique un communiqué du ministère de l’agriculture diffusé le 17 septembre.

Avec les trois années consécutives d’épisodes de sécheresses longues, les déficits de précipitations du début d’année, les faibles précipitations de la première moitié du mois de septembre, les cultures dérobées ont connu à plusieurs endroits des problèmes de levée. Or, pour être considérées comme des surfaces d’intérêt écologique (et permettre à l'exploitant de toucher le paiement vert) leur présence doit être constatée au moins huit semaines à compter d’une certaine date (une date limite qui avait aussi été décalée, dans le cadre de la sécheresse).

D’après le site Terre-net, ce sont les préfets de département qui détermineront un zonage en fonction des conditions climatiques locales. « Les exploitants concernés devront signaler à leur DDTM(2) le problème de levée des cultures dérobées semées et demander à bénéficier d'une dérogation pour cas de force majeure. Cette dérogation permet de maintenir le caractère « SIE » de la culture, y compris en cas de contrôle sur place où la présence d'un semis pourra toutefois être vérifiée », précise le ministère.


On avait la prime à la production, on a eu la prime à la surproduction, la prime sécheresse (douloureuse sous forme d’impôt) puis la prime à la jachère, on a la prime aux culture pièges à nitrates, la prime aux jachères fleuries gage de pollinisation des abeilles), voilà qu’on a la prime aux semailles, jamais récoltées ! A quand la prime aux cultures virtuelles ?


Le décodeur du web

(1) S.I.E : depuis 2013, sont considérées en SIE primées à 80 €/Ha, elles se rajoutent aux M.A.E. (Mesures Agro-Environnementales) :
  • les terres en jachère ;
  • les terrasses ;
  • les bandes tampons sans fertilisation ni pesticides, y compris les bandes tampons couvertes par les prairies permanentes pâturées ou coupées ;
  • les hectares éligibles à l'agroforesterie ;
  • des bandes de terre admissibles le long des bords des forêts ;
  • les zones avec des taillis à courte rotation ;
  • les zones boisées ;
  • les cultures dérobées ou soumis à la couverture verte (coefficient de pondération) ;
  • les zones avec des plantes fixatrices d'azote.
(2) DDTM : Direction Départementale des Territoires et de la Mer

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Par areeatnor • Actualités • Vendredi 18/09/2020 • 0 commentaires  • Lu 126 fois • Version imprimable

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